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Union européenne ou union soviétoïde ?

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

18 Mars 2020, 09:28 Message

« L’Union européenne déteste les frontières intérieures comme extérieures. Grâce au coronavirus, on a choisi de rétablir les deux.

L’Union européenne déteste l’actionnariat étatique dans les entreprises. Grâce au coronavirus, les États membres envisagent de nationaliser certains fleurons industriels s’ils pâtissent trop de la crise sanitaire.

Vous imaginez ? Frontières et nationalisations ! On n’avait pas vu ce duo jouer ensemble depuis au moins Charles de Gaulle !

Au delà du sincère plaisir que l’on peut éprouver à voir s’écrouler les murs principaux de la secte bruxelloise, il y a également une satisfaction à tirer d’une simple constatation : lorsque rien ne va plus, on se recentre. Lorsque rien ne va plus, on arrête de danser sur une mélodie composée par le parti de l’étranger. Lorsque rien ne va plus, rien de tel que la nation pour se retrouver, se renforcer, sauver des vies… et des entreprises.

Le monde que nous construisent les thuriféraires du grand n’importe quoi déraciné, les parangons de la “société ouverte” dans laquelle tout est liquide, ce monde-là vient de s’écrouler d’un coup. C’était un monde fait de bulles illusoires, de mensonges institutionnels, de faux-semblants communautaires. Ce monde-là est tombé sous les coups de boutoir implacables de la réalité.

À nous d’exiger que l’on n’y retourne pas. » (Lettre Patriote)


***


Il est à craindre que, le péril passé — s'il n'a pas engendré d'autres crises — tout un chacun soit trop heureux de retourner au spectacle à la première occasion. Ne jamais oublier à quel point la cervelle du plus grand nombre de concitoyens ferait désormais rougir celle d'un colibri, quand, pour les plus factices et récents d'entre eux, elle ne se meut pas dans l'obscurité d'un archaïsme dégénéré.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

18 Mars 2020, 10:22 Message

Il est à craindre que, le péril passé — s'il n'a pas engendré d'autres crises — tout un chacun soit trop heureux de retourner au spectacle à la première occasion.

C'est tout à fait ce que je pense.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

22 Mars 2020, 10:27 Message

Après la Chine, c'est la Russie qui vient en aide à l'Italie, qui sombre.
Pendant ce temps, Mme Merkel fait ses courses au supermarché, et, avec le soutien des Pays-Bas, a fait savoir que l'Allemagne ne bougerait pas le petit doigt ni ne dépenserait un mark pour les autres pays européens, signalant au passage son désaccord avec les dernières mesures décidées par la BCE.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

24 Mars 2020, 18:00 Message

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

25 Mars 2020, 11:50 Message

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Elle s'en lave les mains.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

20 Juin 2020, 21:10 Message

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

25 Juin 2020, 08:20 Message

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

26 Juin 2020, 08:03 Message

Albanie et Kosovo, Clinton, Sarkozy, U.E.


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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

23 Juillet 2020, 11:53 Message

Une bonne synthèse de ce prétendu "accord historique", où la France, qui n'en a pas les moyens, cède tout pour une pseudo victoire idéologique sans lendemain, Macron vantant ce qui est en vérité une étape de plus dans la décomposition de cette superstructure incongrue comme le prélude à un avenir radieusement fédéraliste. Délirant.

Chacun, ici, l'a compris, mais "cela va mieux en le disant".

Accord de Bruxelles : une bombe à retardement ! (Bd Voltaire)

« Les caractéristiques de ce fameux accord sont simples :
– 750 milliards d’euros doivent être injectés dans l’économie des États membres : 390 milliards de subventions, 360 milliards de prêts remboursables.
– À ce titre, les 750 milliards seront empruntés par l’Union européenne sur les marchés ; cet emprunt serait la première marche d’une mutualisation de la dette par l’Europe.

Cela mérite une analyse point par point.

1) L’Union européenne a-t-elle le droit d’emprunter sur les marchés ?
Rien n’est moins certain. L’Union européenne a des ressources propres définies et les emprunts n’y figurent pas ; la Commission l’a elle-même rappelé lors de la présentation de son projet de budget 2020. Les articles 122 et 124 combinés aux articles 310, 311 du traité de fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et 5 du traité sur l’Union européenne (compétences d’attribution à l’Union européenne) ne laissent guère de doute sur l’interdiction d’emprunter.
Il n’est pas impossible que des actions judiciaires soient introduites devant des juridictions nationales constitutionnelles comme la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe.
À suivre…

2) Il existe un silence singulier – véritable omerta – sur la garantie des États apportée à cet emprunt. Or, elle existe, ce qui signifie que les États membres seront appelés en garantie dans le cas où un État membre est défaillant.

3) Il est prévu que la France reçoive 40 milliards d’euros de subventions. Mais quand recevra-t-elle ce pactole ? Mystère, cela est lié au lancement de l’emprunt de 750 milliards qui prendra encore du temps avant d’être effectif.
De plus, si la France reçoit dans plusieurs mois 40 milliards d’euros une fois qu’elle aura expliqué à la Commission ses réformes, elle continuera à abonder le budget de l’Union européenne à hauteur de 17 %, soit 66,3 milliards, pour financer les subventions… belle opération !

4) Selon les dires de Thierry Breton, les subventions seront ancrées dans les semestres européens, cela signifie qu’à chaque versement, l’État qui peut bénéficier de ces subventions devra s’expliquer sur ses réformes, sous le regard de tous les États… En d’autres termes, les États devront donner des garanties de réformes. Bonjour les tensions…

5) Toujours selon M. Breton, les États n’auront pas à payer le remboursement de cet emprunt de 750 milliards qui le sera par de nouvelles ressources propres :
– une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne ;
– une taxe numérique.

C’est à mourir de rire ! M. Breton tire des plans sur la comète ; rien ne peut prédire que ces taxes existeront un jour, elles sont plus qu’hypothétiques et suscitent des oppositions rédhibitoires des États, notamment de l’Irlande qui préside l’Eurogroupe et de l’Allemagne qui redoute de mettre en péril ses exportations de voitures.

6) Dans son service après-vente sur cet accord, le ministre Bruno Le Maire a émis la proposition que l’Union européenne devait désormais prendre ses décisions à la majorité : bravo pour l’amateurisme, la boîte de Pandore est ouverte !

C’est sans nul doute la meilleure proposition pour défendre les intérêts de la France, et notamment la politique agricole commune (PAC) qui suscite l’euphorie de nos chers partenaires qui ne rêvent que de la dézinguer ! Ils n’ont de cesse de vouloir réduire son budget, elle enregistre, d’ailleurs, une première baisse de 10 % pour la période 2021-2027. Bravo Emmanuel Macron !

7) Les pays dits frugaux, pour avaliser cet accord « historique », ont obtenu, ainsi que l’Allemagne (sic), l’augmentation de leurs rabais budgétaires, qui passent de 47 à 54 milliards d’euros : c’est un comble !

8) Cet accord est le produit de l’idéologie fédérale d’Emmanuel Macron.
Il a tout lâché pour l’obtenir afin d’afficher ce qu’il présente comme une avancée fédérale de l’Europe. C’est une fuite en avant ! Il est, en effet, illusoire de croire qu’il constitue le commencement d’un budget fédéral pour l’euro, ce n’est pas sérieux.
Il ne constitue pas un outil crédible. Pire : il va diviser les États européens dans des discussions sans fin sur les conditions de remboursement des prêts et les modalités d’utilisation des subventions.

9) Oui à la solidarité :
Un accord entre États pour lever un emprunt et aider les pays en difficulté aurait été plus rapide et efficace qu’une mutualisation de la dette. Mieux encore : le rétablissement des avances des banques centrales – du système des banques centrales – aux États pour investir serait immédiat et constituerait une dette perpétuelle inscrite dans les comptes des banques centrales… jamais remboursée !
Le système des avances a permis à la France de se reconstruire ; il est certes contraire au traité de Maastricht, mais il a fait ses preuves économiques !

10) La leçon de ce marathon bruxellois est très simple : Macron l’idéologue voulait donner l’illusion de créer une dette mutualisée, fédérale. En réalité, il a obtenu la mise en place d’une bombe à retardement, cet accord réserve de nombreuses surprises et va créer de nombreuses tensions entre les pays membres de l’Union européenne.

Prétendre que c’est la matrice d’une Europe nouvelle révèle naïveté ou plutôt volonté de manipulation ! »

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