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Mortel !

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
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Re: Mortel !

9 Juillet 2019, 08:48 Message

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Re: Mortel !

10 Juillet 2019, 09:44 Message

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Re: Mortel !

11 Juillet 2019, 09:32 Message

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J'en doute fort.
Au bout du désir, il y a le suicide.

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Re: Mortel !

12 Juillet 2019, 12:42 Message

Puisqu'il a fallu entendre encore le fameux "neveu" — dont on se demande de quoi il se mêle — clamer sans vergogne une nouvelle fois son soulagement et sa satisfaction, avec tous les faux-culs et les décérébrés pour qui la chose est toute simple et relève de l'évidence, cette houellebecquerie extraite d'un article de BV :

« Une seule voix s’est élevée, parmi les "grands" écrivains de notre temps, celle de Michel Houellebecq, dans une tribune publiée dans le Monde juste avant l’annonce du décès de Vincent Lambert. Et l’on est saisi, une fois de plus, par l’analyse très juste de l’auteur de Soumission que l’on reconnaît tout entier dans ces lignes et dont la grandeur est de coller au plus près de l’existence, dans sa misère, et sa vérité que notre époque ne veut plus voir. Une alliance qui est la marque-même de l’écrivain qui embrasse et unit le plus personnel, le plus intime, et le plus universel, loin des concepts et des idéologies.

“Une découverte extraordinaire, […] a eu lieu en 1804 : celle de la morphine. […] En résumé, la souffrance n’est plus un problème, c’est ce qu’il faut répéter, sans cesse, aux 95 % de personnes qui se déclarent favorables à l’euthanasie. Moi aussi, dans certaines circonstances (heureusement peu nombreuses) de ma vie, j’ai été prêt à tout, à supplier qu’on m’achève, qu’on me pique, tout plutôt que de continuer à supporter ça. Et puis on m’a fait une piqûre (de morphine), et mon point de vue a changé radicalement, du tout au tout. En quelques minutes, presque en quelques secondes. Bénie sois-tu, sœur morphine.”

Mais l’aveu plein de sincérité et de bon sens de Houellebecq prend aussi la forme d’un terrible J’accuse contre l’État et le ministre de la Santé :

“Ainsi, l’Etat français a réussi à faire ce à quoi s’acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert. J’avoue que lorsque la ministre 'des solidarités et de la santé' (j’aime bien, en l’occurrence, les solidarités) s’est pourvue en cassation, j’en suis resté sidéré. J’étais persuadé que le gouvernement, dans cette affaire, resterait neutre. Après tout, Emmanuel Macron avait déclaré, peu de temps auparavant, qu’il ne souhaitait surtout pas s’en mêler ; je pensais, bêtement, que ses ministres seraient sur la même ligne.

J’aurais dû me méfier d’Agnès Buzyn. Je m’en méfiais un peu, à vrai dire, depuis que je l’avais entendu déclarer que la conclusion à tirer de ces tristes événements, c’est qu’il ne fallait pas oublier de rédiger ses directives anticipées (elle en parlait vraiment comme on rappelle un devoir à faire à ses enfants ; elle n’a même pas précisé dans quel sens devaient aller les directives, tant ça lui paraissait aller de soi)."

En cet étrange mois de juillet 2019, Michel Houllebecq a sauvé l’honneur d’une certaine idée de l’intellectuel français. »

***

Vincent Lambert : un meurtre officiel (Liberté politique)

« Vincent Lambert est mort. Il s’est éteint le jeudi 11 juillet, à 8h24. Si certains l’ont dit victime d’un acharnement thérapeutique, il serait plus exact de parler d’acharnement médiatique. On a voulu sa mort, pour faire un exemple, "faire évoluer les mentalités", "faire bouger les lignes", et autres formules consacrées dont se sert régulièrement la culture de mort pour nous imposer sa marche inexorable vers l’anéantissement de tout respect de la vie et de la dignité humaine.

Il faut insister sur cette terrible réalité : il y a eu un projet conscient et constant, systématique, pour le mettre à mort. Sa mort n’est pas le fruit d’un processus malheureux – un accident, une vie brisée, une impuissance de la médecine à sauver. En France aujourd’hui, il existe un peu plus de 1 500 cérébro-lésés dans une situation proche de celle de Vincent, mais c’est lui qui a été "choisi" pour servir l’agit-prop des partisans de la mort miséricordieuse, doux nom que les nationaux-socialistes donnaient à l’euthanasie. Il y a toujours besoin de "cas" pour faire avancer les causes : que l’on pense à la malheureuse Jane Roe, pseudonyme de Norma McCorvey, dont le nom est maintenant pour toujours associé à l’amendement Roe v. Wade qui permit d’ouvrir la brèche du droit à l’avortement aux États-Unis. Pour que le "cas" fonctionne, il faut la complicité du système politique et légal, qui s’en saisit, le relaie, l’amplifie. Et dans l’affaire Vincent Lambert, le sinistre État macronien aura parfaitement joué sa partition. »

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Re: Mortel !

7 Août 2019, 08:58 Message

francebleu Augmentation des noyades : les parents appelés à "délaisser leur portable" pour mieux surveiller les enfants

"C'est un chiffre choc : en trois ans, entre 2015 et 2018, le nombre d'interventions pour des noyades a augmenté de 96%. Entre le 1er juin et le 30 septembre 2018, les secouristes sont intervenus 1.649 fois sur des cas de noyades dites accidentelles, un chiffre qui ne prend pas en compte les suicides. Un quart de ces interventions se sont soldées par un décès.[...] "

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